
J’aimerais vraiment pouvoir trouver un magazine de mode intelligent. Ce n’est pas un caprice, juste une constatation : j’aimerais sincèrement arrêter d’en acheter par compulsion ou simplement parce que je trouve que la couverture est jolie. Passé un temps, j’étais addicted à la presse féminine, autrement dit j‘achetais tous les magazines ou presque. Ce qui ne veut pas dire que je les lisais, je me contentais de les feuilleter et de repérer les vêtements qui me plaisaient. Maintenant quand je regarde les couvertures, je comprends mieux pourquoi je n’ai jamais vraiment lu le contenu. Alors que les titres m’irritaient quelque peu jadis, aujourd’hui ils ont le mérite de me faire rire.
- « tout ce qu’on aime à petits prix » : je suis très certainement superficielle, mais je n’accepterais pas de porter un vêtement si son prix n’est pas assez élevé. Invendable.
- La question de l’orgasme est un classique du magazine féminin : depuis le temps qu’on écrit dessus, on n’a toujours pas élucidé comment faire jouir celles qui n’y arrivent pas.
- A la page des stars stylées nous retrouvons Kelly Osbourne empâtée dans une robe qui souligne les courbes de ses bourrelets : en plus ils osent dire que c’est cool et stylé.
- Le must du magazine féminin a commencé en cette saison : tous nos numéros préférés regorgent de solutions minceur express. La critique est facile, je l’accorde, puisque je n’ai pas besoin de suivre de régime particulier, mais j’ose cependant affirmer que ce n’est pas en lisant les lignes d’un magazine qu’on deviendra « la bombe » cet été. Avouons le, tout le monde les lit, mais personne ne les suit, ces régimes. S’il suffisait d’un peu d’aérobic pour se transformer en bombe, croyez moi ça se saurait.
- On nous dit que Lilly Alen a pris du poids et que ça lui va bien. Personnellement je ne connais encore personne que la cellulite a rendu radieux.
- Régulièrement, nous avons droit aux photos de célébrités placées sous un mauvais jour pour rassurer le commun des mortels qu’être anti-sexe le matin arrive même aux meilleurs.
- Même si on ne croit pas aux horoscopes, on lit quand même les trois lignes qui nous concernent au cas où…seulement si je croyais le mien je serais déjà enceinte de triplés. Vous n’en croiriez pas mon bonheur…
- Je passe l’épisode des tests car là ça devient vraiment trop facile…
Les femmes sont vraiment des êtres paradoxaux. Vous savez pourquoi ? J’ai observé le phénomène sur ma propre personne. Bien que je critique les magazines, cela ne m’empêche pas de les acheter et encore moins maintenant de les lire, même si parfois leur puissance abrutissante dépasse celle de Xbit dans Pimp my Ride. Et malgré cela, je les adore, vous n’imaginez pas à quel point. C’est comme ça l’amour, on a beau trouver des imperfections à l’objet de son affection, mais on l’en chérit d’autant plus.